Aversion aux pertes
L’aversion aux pertes désigne l’asymétrie selon laquelle une perte serait ressentie comme plus douloureuse qu’un gain équivalent n’est ressenti comme plaisant, un des piliers de la théorie des perspectives formulée par Kahneman et Tversky en 1979 puis précisée pour les choix sans risque en 1991, où la fonction de valeur est posée plus pentue dans le domaine des pertes que dans celui des gains. L’effet fait partie des résultats les plus cités du programme heuristiques et biais et sert de fondement théorique à des phénomènes largement étudiés comme l’effet de dotation ou le biais de statu quo.
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En détail
Une remise en cause publiée en 2018 par Gal et Rucker soutient que l’aversion aux pertes a été surgénéralisée en une loi universelle du comportement, alors que les données ne soutiendraient qu’une affirmation beaucoup plus conditionnelle, plusieurs phénomènes attribués à cette asymétrie pouvant s’expliquer sans invoquer un poids plus fort accordé aux pertes. Une revue de 2019 par Yechiam va dans le même sens en montrant que les données originales de Kahneman et Tversky révélaient une surpondération des pertes très importantes mais pas nécessairement des pertes modestes, ce qui nuance la portée réelle du ratio souvent cité dans les manuels.
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Exemples
- Refuser un pari à somme nulle, gagner 100 euros ou en perdre 100 avec la même probabilité, illustre l’aversion aux pertes alors que l’espérance de gain est strictement nulle.
- Un investisseur qui garde une action perdante plus longtemps qu’une action gagnante équivalente peut agir sous l’effet d’une aversion aux pertes plutôt que d’un calcul rationnel.
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Dans les dossiers de Psychotheca
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Notions liées
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Sources
Ces contenus sont des ressources d’information. Ils ne remplacent pas une évaluation ou un accompagnement par un professionnel de santé.