Carte et glossaire

Concepts psychologiques

Explorer les processus, les repères nosographiques et les principaux tableaux cliniques, puis ouvrir chaque notion pour consulter sa définition, ses exemples et ses sources.

Vue d’ensemble

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404 notions

Glossaire

Abjection

Chez Kristeva, ce qui doit être rejeté (déchet, cadavre, certaines sécrétions) pour qu’un sujet maintienne la frontière entre soi et non-soi.

Acculturation

Les transformations culturelles et psychologiques liées au contact durable entre personnes, groupes et institutions de cultures différentes.

Acquisition du langage

Le processus par lequel un enfant développe la compréhension et la production du langage.

Adaptation hédonique (roue hédonique)

Le phénomène par lequel l’effet d’un événement positif ou négatif durable sur le bien-être ressenti s’atténue progressivement à mesure que la personne s’y habitue.

Affect

Le versant élémentaire et continu de l’expérience, souvent décrit par sa valence et son activation.

Agnosie

Une incapacité à reconnaître des stimuli malgré des capacités sensorielles intactes, due à une atteinte cérébrale.

Agoraphobie

Une peur de situations où s’échapper ou obtenir de l’aide paraît difficile.

Alexithymie

Des difficultés à identifier, différencier et décrire ses propres états émotionnels.

Alliance thérapeutique

La qualité du lien de collaboration entre un client et un thérapeute autour des objectifs et des tâches de la thérapie.

Ambivalence

Éprouver simultanément des mouvements contraires envers une même chose.

Amnésie antérograde

L’incapacité à former de nouveaux souvenirs déclaratifs après le début d’une lésion ou d’une maladie, alors que les souvenirs plus anciens restent souvent relativement préservés.

Amnésie dissociative

Une incapacité à rappeler des informations autobiographiques importantes non expliquée par l’oubli ordinaire.

Amnésie rétrograde

L’incapacité à se rappeler des souvenirs formés avant le début d’une lésion, qui touche généralement plus fortement les souvenirs récents que les souvenirs anciens (gradient de Ribot).

Amorçage (priming)

L’influence possible d’une exposition brève à un mot, une image ou un concept sur le traitement ultérieur de l’information ; ses formes comportementales larges restent controversées.

Analyse appliquée du comportement (ABA)

Une discipline professionnelle descendant du conditionnement opérant, aujourd’hui utilisée en éducation spécialisée et auprès d’enfants autistes, dont l’efficacité réelle et l’éthique restent activement débattues.

Analyse fonctionnelle du comportement

Une méthode clinique qui cherche la fonction d’un comportement problématique, obtenir de l’attention, échapper à une tâche, accéder à un objet, plutôt que de viser sa seule suppression.

Anorexie mentale

Un trouble des conduites alimentaires associant restriction énergétique, poids significativement bas et préoccupations liées au poids ou à la forme corporelle.

Antipsychiatrie

Un ensemble hétérogène de critiques des institutions, diagnostics et rapports de pouvoir psychiatriques, actif surtout dans les années 1960 et 1970, qui a influencé les débats sur l’enfermement et la désinstitutionnalisation.

Aphasie

Un trouble acquis du langage consécutif à une lésion cérébrale, affectant la production et/ou la compréhension.

Aphasie de Broca

Une aphasie marquée par une production de parole non fluente et effortée, avec une compréhension relativement préservée.

Aphasie de Wernicke

Une aphasie marquée par une parole fluente mais souvent incohérente, avec une compréhension nettement atteinte.

Apprentissage autorégulé

Un cycle en trois phases (planifier, exécuter en s’auto-observant, puis évaluer et ajuster) qui décrit comment un apprenant pilote activement son propre travail, plutôt qu’un simple trait de personnalité fixe.

Apprentissage social (vicariant)

Apprendre un comportement en observant autrui plutôt qu’en l’exécutant soi-même ou en étant directement renforcé.

Apprentissage statistique (statistical learning)

La capacité, démontrée chez le nourrisson, à extraire des régularités statistiques d’un flux sensoriel continu, comme les probabilités de transition entre syllabes d’une langue.

Approche dimensionnelle

Décrire une caractéristique clinique selon un continuum plutôt que par une présence ou une absence strictes.

Approche systémique

Une famille de thérapies qui étudie un problème dans les interactions, les règles et les contextes relationnels où il prend sens, plutôt que de le réduire à une cause située dans une seule personne.

Approche transdiagnostique

Étudier des processus ou dimensions qui traversent plusieurs catégories diagnostiques.

Apraxie

Une incapacité à réaliser des gestes appris malgré des capacités motrices intactes, due à une atteinte cérébrale.

Archétypes et inconscient collectif

Chez Jung, l’hypothèse d’un fonds psychique hérité, commun à l’espèce, organisé en motifs récurrents (la Mère, le Héros, l’Ombre).

Association différentielle

La thèse de Sutherland selon laquelle la délinquance s’apprend, comme tout autre comportement social, par un excès de fréquentations favorables à la violation de la loi.

Association libre

La méthode clinique qui invite à dire tout ce qui vient à l’esprit sans chercher à le trier ni à le rendre cohérent.

Asymétrie acteur-observateur

L’hypothèse selon laquelle une personne expliquerait davantage ses propres actes par la situation et ceux d’autrui par leurs traits, un effet dont la généralité est contestée.

Atavisme criminel (thèse de Lombroso)

La thèse du dix-neuvième siècle selon laquelle certains criminels formeraient un type biologique reconnaissable à des traits physiques hérités, aujourd’hui entièrement invalidée.

Attachement

La manière dont le lien, la proximité et la séparation organisent notre sécurité.

Attachement ambivalent

Un style d’attachement marqué par une détresse intense à la séparation et une difficulté à se laisser rassurer au retour de la figure d’attachement.

Attachement au lieu

Le lien affectif qu’une personne développe envers un endroit particulier, structuré selon le modèle tripartite personne-processus-lieu de Scannell et Gifford (2010) ; un concept homonyme sans rapport théorique avec l’attachement au sens de Bowlby.

Attachement désorganisé

Une classification où apparaissent, en présence ou au retour de la figure d’attachement, des ruptures momentanées dans une stratégie par ailleurs organisée : mouvements contradictoires, figement, appréhension.

Attachement évitant

Un style d’attachement où l’enfant minimise l’expression de sa détresse et évite de rechercher le contact lors des retrouvailles.

Attachement sécure

Une classification observée lorsque l’enfant utilise sa figure d’attachement comme base d’exploration et source de réconfort.

Attention sélective

Donner priorité à certaines informations parmi plusieurs sources concurrentes.

Attribution causale

Inférer les causes d’un comportement ou d’un événement à partir d’informations incomplètes.

Autocritique

Évaluer durement ses erreurs, ses limites ou sa propre valeur.

Automaticité

Des réponses déclenchées avec peu de délibération consciente après apprentissage ou répétition.

Aversion aux pertes

La tendance, décrite par Kahneman et Tversky, à ressentir une perte comme psychologiquement plus intense qu’un gain de même ampleur, un effet aujourd’hui jugé plus contextuel qu’on ne le pensait.

Axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien

Le circuit hormonal reliant hypothalamus, hypophyse et glandes surrénales qui orchestre la réponse physiologique au stress.

Behaviorisme méthodologique et behaviorisme radical

Deux positions distinctes trop souvent confondues sous le même mot « behaviorisme » : l’une exclut les états internes de l’analyse scientifique sans nier leur existence, l’autre les inclut comme un comportement privé à expliquer.

Biais d’ancrage

Se fier de façon excessive à la première information reçue pour émettre un jugement ultérieur.

Biais d’automatisation

La tendance documentée à utiliser les suggestions d’un système automatisé comme un raccourci qui remplace une vérification vigilante et indépendante, y compris lorsque ce système se trompe, un phénomène qui touche aussi bien les novices que les experts entraînés.

Biais de confirmation

Rechercher ou interpréter plus facilement les informations compatibles avec une croyance déjà présente.

Biais de désirabilité sociale

La tendance à répondre à un questionnaire ou un entretien de façon à être perçu favorablement plutôt que sincèrement.

Biais de méthode commune

Une variance liée à la méthode de mesure, susceptible de déformer une corrélation lorsque deux variables sont recueillies auprès du même répondant et au même moment.

Biais de publication

La tendance des études aux résultats nuls ou négatifs à être moins souvent soumises, acceptées ou publiées que celles rapportant un effet significatif.

Biais en faveur de l’endogroupe

Évaluer ou favoriser plus positivement les membres du groupe auquel on s’identifie.

Biais implicite

Une association automatique entre une catégorie sociale et une évaluation ou un stéréotype, mesurable même chez une personne qui rapporte des attitudes égalitaires.

Bien-être hédonique et bien-être eudémonique

Une distinction entre un bien-être centré sur le plaisir et l’absence de douleur, et un bien-être centré sur le sens, la réalisation de son potentiel et le fonctionnement optimal.

Bien-être subjectif

Le construit fondateur de Diener, qui décompose le bien-être en trois composantes mesurables : affects positifs fréquents, affects négatifs rares, satisfaction de vie évaluée.

Bilinguisme

La maîtrise et l’usage régulier de deux langues, à des degrés de compétence qui varient selon les personnes et les contextes.

Boulimie

Des crises alimentaires récurrentes associées à des conduites compensatoires et à une forte préoccupation pondérale.

Cadre écoculturel

Le modèle de John Berry qui relie les processus psychologiques aux adaptations à un contexte écologique et sociopolitique, médiatisées par l’enculturation.

Catatonie

Un syndrome psychomoteur associant plusieurs anomalies du mouvement, de la réactivité et du comportement.

Charge allostatique

L’usure physiologique cumulative que produit une activation répétée ou prolongée de l’axe du stress, formalisée par Bruce McEwen ; distincte de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien lui-même, qui est le circuit, pas son coût cumulé.

Charge cognitive

La quantité de ressources mentales mobilisées par les informations et opérations d’une tâche.

Choc culturel

La désorientation et la détresse psychologique ressenties lors de l’installation dans un environnement culturel très différent du sien.

Chronotype

La préférence individuelle, en partie biologique, pour être actif et performant plutôt le matin ou plutôt le soir.

Clivage

Maintenir séparées des représentations opposées de soi ou d’autrui difficiles à intégrer ensemble.

Cognition incarnée (embodied cognition)

L’idée que les concepts et le raisonnement s’appuient en partie sur des simulations sensorimotrices et des états corporels, plutôt que sur la seule manipulation de symboles abstraits.

Comorbidité

La présence simultanée de plusieurs troubles ou affections chez une même personne.

Comparaison sociale

Évaluer ses opinions, capacités ou situation en les rapportant à celles d’autres personnes.

Comparaisons multiples

Le fait que le taux d’erreur global augmente mécaniquement avec le nombre de tests statistiques effectués, même sans aucune intention de tricher.

Compassion envers soi

Répondre à sa propre difficulté avec sollicitude, humanité commune et attention équilibrée.

Compatibilité stimulus-réponse

Le principe expérimental, établi par Fitts et Seeger en 1953, selon lequel le temps de réaction et le taux d’erreur d’une personne dépendent de la correspondance spatiale entre un signal et la réponse attendue, un fondement encore utilisé pour concevoir des interfaces et des commandes.

Compétence interculturelle

La capacité à communiquer et interagir de façon appropriée et efficace avec des personnes de cultures différentes de la sienne.

Complexe d’Œdipe

Dans la théorie freudienne, un désir de l’enfant pour le parent de sexe opposé et une rivalité avec l’autre parent, présentés comme un passage universel.

Compromis d’équité algorithmique

Le résultat mathématique selon lequel, dès que deux groupes ont des taux de base différents, un outil de prédiction ne peut satisfaire à la fois l’égalité des taux d’erreur et l’égalité de la valeur prédictive entre ces groupes.

Compulsion de répétition

La tendance, dans la théorie psychanalytique, à réactualiser des scénarios relationnels ou conflictuels malgré leur coût.

Conditionnement classique

Apprendre qu’un indice prédit un événement et peut déclencher une réponse anticipée.

Conditionnement opérant

Apprendre un comportement selon les conséquences qu’il produit, plutôt que selon les stimuli qui le précèdent.

Conduites de sécurité

Rester dans une situation redoutée en utilisant des précautions destinées à empêcher une issue négative.

Confabulation

La production, sans intention de tromper, de souvenirs erronés ou fabriqués que la personne croit sincèrement vrais, souvent associée à des lésions frontales ou au syndrome de Korsakoff.

Conflit psychique

La coexistence durable de tendances, besoins ou exigences difficilement conciliables.

Conformité

Ajuster un jugement ou un comportement sous l’influence réelle ou perçue d’un groupe.

Connexionnisme

Un courant qui modélise la cognition comme des motifs d’activation distribués sur des réseaux d’unités simples apprenant par ajustement de connexions, plutôt que par des règles symboliques explicites.

Conscience de la situation

La capacité d’un opérateur à percevoir les éléments pertinents de son environnement, à en comprendre le sens, et à anticiper leur évolution probable, un modèle en trois niveaux formalisé par Mica Endsley en 1995 à partir de l’aviation militaire.

Conscience de soi

La capacité à orienter l’attention vers ses propres états, actions et caractéristiques.

Conscience phonologique

La capacité à percevoir et manipuler consciemment les unités sonores du langage oral, prédictive de l’apprentissage de la lecture.

Consolidation mnésique

Le processus par lequel une trace mnésique initialement labile se stabilise progressivement, notamment pendant le sommeil, un processus qui peut être réactivé et rendu de nouveau labile par le rappel (reconsolidation).

Contre-transfert

L’ensemble des réactions affectives et relationnelles du clinicien envers une personne accompagnée.

Contrôle

Réduire l’incertitude en organisant ce qui peut l’être — et parfois davantage.

Coping (stratégies d’ajustement)

L’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux mobilisés pour gérer une situation perçue comme dépassant ses ressources.

Corrélation n’est pas causalité

Le principe selon lequel une association mesurée entre deux variables ne dit rien, par elle-même, sur le sens d’un lien de cause à effet ni sur l’existence d’une troisième variable qui expliquerait les deux à la fois.

Cortisol

La principale hormone du stress, libérée par les glandes surrénales sous le pilotage de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

Courbe de l’oubli d’Ebbinghaus

La description quantitative, établie par Hermann Ebbinghaus sur lui-même dès 1885, d’un oubli rapide dans les premières heures suivant l’apprentissage puis d’un ralentissement progressif de la perte.

Crise de la réplication

Le constat, documenté à grande échelle en 2015, qu’une large part des résultats publiés en psychologie ne se reproduit pas dans des réplications rigoureuses.

Critère diagnostique

Une condition explicite utilisée pour déterminer si une catégorie diagnostique peut être retenue.

Culpabilité

Une émotion liée à l’évaluation négative d’un acte, d’une omission ou de leurs conséquences.

Décalage horaire social (social jetlag)

L’écart entre les horaires de sommeil observés les jours contraints et les jours libres, utilisé comme indicateur du désalignement entre rythmes biologiques et contraintes sociales.

Déni

Ne pas reconnaître tout ou partie d’une réalité externe ou de ses implications psychiques.

Densité et sentiment d’entassement

La distinction, posée par Stokols en 1972, entre la densité, un fait physique mesurable en personnes par unité de surface, et l’entassement, un sentiment subjectif négatif de restriction spatiale qui dépend fortement du contrôle perçu sur ses interactions sociales.

Dépersonnalisation-déréalisation

Des expériences persistantes d’étrangeté envers soi-même ou l’environnement, avec maintien de l’épreuve de réalité.

Déplacement

Orienter un affect ou une impulsion vers une cible différente de celle à laquelle ils étaient liés.

Désensibilisation systématique

Exposition progressive et hiérarchisée à une source de peur, associée à la relaxation, pour affaiblir une association conditionnée.

Désindividuation

Une diminution de l’attention portée à son identité personnelle et à sa responsabilité dans un groupe.

Diagnostic différentiel

Comparer plusieurs explications cliniques possibles avant de retenir la plus cohérente.

Diffusion de responsabilité

Se sentir moins personnellement responsable d’agir lorsque d’autres personnes sont présentes.

Dissonance cognitive

La tension qui apparaît lorsque nos idées, nos actes ou l’image de nous-mêmes ne s’accordent plus.

Distance hiérarchique

Une dimension culturelle mesurant le degré auquel les membres les moins puissants d’une société acceptent une répartition inégale du pouvoir.

Distinction émique / étique

Une distinction méthodologique entre décrire une culture dans ses propres termes internes et chercher des catégories comparables applicables d’une culture à l’autre.

Distorsions cognitives et pensées automatiques

Des erreurs systématiques et ponctuelles de traitement de l’information, au cœur du modèle de Beck, à distinguer du schéma cognitif qui désigne la structure de croyance plus stable sous-jacente.

Double dissociation

Une méthode montrant que deux fonctions cognitives reposent sur des systèmes cérébraux au moins partiellement distincts.

Douleur chronique

Une douleur persistante ou récurrente durant plus de trois mois.

Dyslexie

Une difficulté durable et spécifique d’identification des mots et d’orthographe, dont l’expression et les causes sont hétérogènes.

Effet Barnum (effet Forer)

La tendance à percevoir une description de personnalité vague et générale comme personnellement pertinente, ce qui explique en partie le succès durable d’instruments comme le MBTI, l’astrologie ou le profilage.

Effet d’espacement

Le fait qu’étaler des sessions de révision dans le temps améliore souvent la rétention à long terme par rapport à une pratique concentrée, à temps d’étude comparable.

Effet de halo

Une impression globale, positive ou négative, colore le jugement porté sur des traits pourtant indépendants.

Effet de position sérielle

Le fait, dans le rappel d’une liste, de mieux se souvenir des premiers éléments (effet de primauté) et des derniers éléments (effet de récence) que des éléments du milieu.

Effet Flynn

L’augmentation progressive et généralisée des scores moyens aux tests de quotient intellectuel observée au fil des décennies.

Effet Hawthorne

L’idée qu’un comportement change du seul fait de se savoir observé, popularisée par les études menées à l’usine Hawthorne entre 1924 et 1932, mais peu confirmée par une réanalyse des données originales.

Effet nocebo

Des effets indésirables réels ou rapportés, auxquels les attentes négatives associées à un traitement peuvent contribuer, y compris chez des personnes recevant un placebo.

Effet placebo

Un changement de symptômes, notamment subjectifs comme la douleur, lié au contexte et aux attentes entourant un traitement plutôt qu’à son principe actif.

Effet plafond

Une perte de sensibilité d’un instrument de mesure lorsque la plupart des scores se concentrent près de son maximum possible.

Émotion

Une réponse coordonnée qui mobilise expérience subjective, corps, expression et tendance à agir.

Émotions de base et universaux émotionnels

L’hypothèse, formulée par Paul Ekman puis contestée, que certaines expressions faciales seraient reconnues et produites de façon similaire dans toute l’espèce humaine.

Engagement au travail

Un état psychologique positif caractérisé par la vigueur, le dévouement et l’absorption dans l’activité professionnelle.

Entrelacement des apprentissages

Mélanger plusieurs types d’exercices au sein d’une même séance d’étude, plutôt que de les regrouper par bloc, améliore la capacité à choisir la bonne méthode face à un problème nouveau.

Entretien motivationnel

Un style d’entretien centré sur la personne, développé par Miller et Rollnick, qui vise à explorer et résoudre l’ambivalence face au changement plutôt qu’à convaincre directement.

Entretien structuré de recrutement

Une méthode de sélection où chaque candidat reçoit les mêmes questions, notées selon une grille préétablie, dont la validité prédictive figure parmi les résultats les mieux établis et les plus répliqués de la discipline.

Épigénétique

L’étude des mécanismes moléculaires qui modifient l’expression des gènes sans changer la séquence d’ADN elle-même.

Épuisement du moi (concept général)

L’idée, aujourd’hui fortement contestée, que l’autocontrôle fonctionnerait comme une ressource mentale limitée et épuisable après un premier effort de volonté.

Épuisement professionnel

Un syndrome d’épuisement émotionnel, de détachement cynique et de perte d’accomplissement lié à un stress professionnel chronique.

Équilibre vie professionnelle-vie personnelle

Le degré auquel une personne parvient à concilier les exigences de son travail et celles de sa vie privée.

Erreur de type I

Conclure à tort qu’un effet existe alors qu’il n’y en a en réalité aucun, un faux positif.

Erreur de type II

Manquer à tort un effet réel qui existe pourtant, un faux négatif directement lié à la puissance du test.

Erreur écologique

Le piège statistique consistant à interpréter une corrélation calculée entre groupes comme si elle s’appliquait directement à chaque individu de ces groupes.

Erreur fondamentale d’attribution

Surestimer les dispositions personnelles et sous-estimer le contexte pour expliquer le comportement d’autrui.

Estime de soi

L’évaluation globale, favorable ou défavorable, qu’une personne porte sur sa propre valeur.

État-limite (organisation limite)

Une structure psychique intermédiaire théorisée par Kernberg et Bergeret, caractérisée par une diffusion de l’identité et des mécanismes de défense primitifs (clivage) mais une épreuve de réalité globalement préservée, distincte du diagnostic DSM de trouble de personnalité borderline.

Ethnocentrisme

La tendance à juger d’autres cultures selon les normes et valeurs de la sienne propre, souvent perçue comme supérieure.

Étude d’adoption

Une méthode comparant les ressemblances avec la famille biologique et adoptive pour estimer des contributions génétiques et environnementales.

Étude d’association pangénomique (GWAS)

Une méthode qui teste, sans hypothèse préalable, des centaines de milliers de variants génétiques à travers le génome entier sur de très larges échantillons, ayant supplanté l’approche du gène candidat après l’échec de sa réplication.

Étude de jumeaux

Une méthode comparant la ressemblance de jumeaux monozygotes et dizygotes pour estimer le poids relatif des gènes et de l’environnement dans un trait.

Eugénisme

Le programme, formulé et nommé par Francis Galton, visant à améliorer une population humaine par la reproduction sélective, qui a directement inspiré des politiques de restriction migratoire et de stérilisation forcée.

Évitement

Se détourner de ce qui inquiète, blesse ou menace — parfois de façon presque invisible.

Évolution clinique

La trajectoire d’un tableau clinique dans le temps : apparition, fluctuations, rémissions et récidives.

Extinction

La diminution d’une réponse apprise lorsque la relation qui la maintenait n’est plus confirmée.

Façonnement

Renforcer des approximations de plus en plus proches d’un comportement cible pour l’installer progressivement.

Facteur g (intelligence générale)

Le facteur statistique proposé par Spearman pour expliquer la corrélation positive entre des tests cognitifs très différents, un résultat répliqué mais dont l’interprétation reste discutée.

Facteurs communs (psychothérapie)

L’ensemble des ingrédients partagés par la plupart des psychothérapies, comme l’alliance, les attentes du patient ou la cohérence du cadre, par opposition aux techniques propres à chaque école.

Fantasme psychique

Un scénario psychique organisant des désirs, des craintes et des positions relationnelles.

Faux aveu

Le fait, pour une personne innocente, d’avouer un crime qu’elle n’a pas commis, souvent sous l’effet d’une pression d’interrogatoire prolongée.

Fidélité (psychométrie)

La cohérence et la stabilité des mesures produites par un instrument, indépendamment de ce qu’il mesure réellement.

Flow (état d’absorption optimale)

Un état d’absorption complète dans une activité perçue comme un défi ajusté à ses compétences.

Fonction alpha et couple contenant-contenu

Chez Bion, le processus par lequel une détresse brute est transformée en pensée utilisable, souvent grâce à la capacité de contenance d’un tiers.

Fonctions exécutives

Un ensemble de processus de contrôle cognitif de haut niveau qui organisent la pensée et l’action dirigées vers un but.

Formation réactionnelle

Exprimer une attitude opposée à un mouvement intérieur jugé inacceptable.

Gène candidat

Une approche consistant à tester l’association entre un ou quelques gènes présélectionnés et un trait psychologique, largement discréditée faute de réplication.

Généralisation du stimulus

Une réponse apprise face à un stimulus particulier s’étend à des stimuli suffisamment semblables.

Grammaire universelle

L’hypothèse selon laquelle les êtres humains disposent d’une disposition innée commune sous-jacente à toutes les langues.

Gratitude

La reconnaissance ressentie envers ce qui est perçu comme un bénéfice reçu, souvent attribué à autrui.

Habitude

Une réponse apprise que certains contextes rendent progressivement plus probable.

Harcèlement moral au travail

Des conduites hostiles répétées visant ou ayant pour effet une dégradation des conditions de travail et de la santé psychique.

Health Belief Model

Un modèle né dans les années 1950 pour expliquer le recours à la prévention à partir de quatre perceptions : gravité perçue, vulnérabilité perçue, bénéfices attendus et obstacles perçus.

Héritabilité

La part de la variation observée pour un trait au sein d’une population donnée qui est statistiquement attribuable aux différences génétiques entre individus.

Heuristique de disponibilité

Estimer une fréquence ou un risque à partir des exemples qui viennent facilement à l’esprit.

Heuristique de représentativité

Juger la probabilité qu’un cas appartienne à une catégorie sur sa ressemblance à un exemple typique plutôt que sur les fréquences réelles.

Hiérarchie des besoins

Un modèle très popularisé qui ordonne les besoins humains en paliers, des besoins physiologiques à l’accomplissement de soi, mais peu soutenu empiriquement dans sa forme stricte.

Honte

Le sentiment douloureux que quelque chose de soi devrait être caché.

Hyperphagie boulimique

Des crises alimentaires récurrentes avec perte de contrôle, sans conduites compensatoires régulières.

Hypothèse du feedback facial

L’hypothèse selon laquelle les mouvements du visage pourraient contribuer à l’expérience émotionnelle, un effet dont l’ampleur et la fiabilité restent discutées.

Identification

Un processus par lequel certains traits, positions ou manières d’être d’autrui sont assimilés au fonctionnement de soi.

Identification à l’agresseur

Un mécanisme par lequel une personne confrontée à une menace ou une violence en vient à adopter les attitudes ou la position de la personne qui la menace.

Identification projective

Un concept relationnel où un état attribué à autrui contribue aussi à organiser l’interaction.

Identité narrative

La manière dont une personne relie ses expériences dans un récit qui donne continuité et sens à sa vie.

Illusion de maîtrise (illusion de compétence)

Le décalage documenté entre le sentiment de bien maîtriser un contenu pendant qu’on l’étudie, souvent gonflé par la simple fluidité de lecture, et la rétention réellement mesurée plus tard.

Inconscient psychodynamique

Un cadre théorique où des processus hors conscience participent aux conflits et aux défenses.

Individualisme-collectivisme

Une dimension culturelle opposant la priorité donnée aux objectifs et à l’identité personnels à celle donnée au groupe d’appartenance.

Individuation (Jung)

Chez Jung, le processus par lequel une personne intègre progressivement les parts conscientes et inconscientes de sa psyché pour devenir elle-même.

Influence minoritaire

La capacité d’une position minoritaire cohérente à modifier la réflexion ou les normes d’un groupe.

Inhibition cognitive

Empêcher une réponse dominante ou une information non pertinente d’orienter immédiatement l’action.

Inquiétude

Anticiper verbalement des événements négatifs possibles, souvent orientés vers l’avenir.

Intellectualisation

Mettre des idées et des explications entre soi et ce que l’on ressent.

Intelligence émotionnelle

Un concept né en 1990 chez Salovey et Mayer puis largement popularisé par Goleman, dont la validité varie fortement selon qu’il est mesuré par des tests d’aptitude ou par de simples questionnaires d’auto-évaluation.

Intelligence fluide et intelligence cristallisée

La distinction de Cattell entre la capacité à raisonner sur des problèmes nouveaux, qui décline plus tôt avec l’âge, et les connaissances accumulées par l’expérience, qui restent stables plus longtemps.

Intersubjectivité (courant relationnel)

Dans les traditions relationnelle et intersubjective nord-américaines, l’idée que la relation entre patient et thérapeute se construit à deux plutôt que par le décodage d’un inconscient intérieur.

Intervalle de confiance

Une fourchette de valeurs plausibles pour un effet réel, souvent mal comprise comme la probabilité que l’effet s’y trouve.

Intolérance à l’incertitude

Réagir difficilement au fait de ne pas savoir ce qui va arriver ou comment une situation se terminera.

Justice organisationnelle

La perception d’équité des décisions, des procédures et des traitements interpersonnels au sein d’une organisation.

Leadership transformationnel

Le cadre dominant de la recherche sur le leadership depuis les années 1980, fondé sur l’inspiration et l’attention individualisée, dont la validité prédictive reste fragilisée par des problèmes de mesure.

Lecture experte

Le stade de maîtrise de la lecture où la reconnaissance des mots devient automatique, libérant des ressources pour la compréhension.

Locus de contrôle

La croyance générale d’une personne quant au degré de contrôle qu’elle exerce sur les événements de sa vie.

Loi d’appariement (matching law)

La loi selon laquelle, face à plusieurs sources de renforcement, un organisme répartit son comportement en proportion du taux relatif de renforcement obtenu par chacune, plutôt que de se fixer sur la plus avantageuse.

MBTI (Myers-Briggs Type Indicator)

Un instrument de personnalité extrêmement populaire en entreprise qui classe les personnes en seize types, malgré une fiabilité insuffisante et une validité jamais établie par analyse factorielle des données.

Mécanisme de défense

Un processus souvent non conscient qui réduit un conflit interne ou l’impact d’un affect difficile.

Mémoire

La fonction cognitive qui encode, stocke puis récupère l’information, décomposée depuis les années 1960 en systèmes multiples dissociables plutôt qu’un magasin unique.

Mémoire à court terme

Un stockage temporaire de capacité limitée qui maintient une information active pendant quelques secondes ; sa capacité dépend du matériel et de la manière de compter les unités.

Mémoire autobiographique

Le sous-système de la mémoire épisodique qui organise les souvenirs personnels vécus en une histoire de vie cohérente, avec un pic de rappel caractéristique pour l’adolescence et le début de l’âge adulte.

Mémoire de travail

Maintenir temporairement des informations disponibles afin de les utiliser ou de les transformer.

Mémoire épisodique

La mémoire des événements personnellement vécus, situés dans un moment et un lieu précis.

Mémoire implicite et mémoire explicite

Une distinction entre une mémoire consciemment rappelée et verbalisable (explicite) et une mémoire qui influence le comportement sans rappel conscient (implicite), dissociables chez les patients amnésiques.

Mémoire procédurale

Un ensemble de mécanismes de mémoire à long terme impliqués dans des habiletés motrices et cognitives automatisées, qui s’expriment dans l’action plutôt que dans le rappel conscient.

Mémoire prospective

La capacité à se souvenir d’exécuter une action prévue dans le futur, au moment ou dans les circonstances appropriées, sans rappel explicite immédiat de l’intention.

Mémoire sémantique

La mémoire des connaissances générales sur le monde, indépendante du moment et du lieu où elles ont été apprises.

Mémoire sensorielle

Des représentations très brèves de l’information sensorielle, dont la durée varie selon la modalité et les conditions de présentation.

Mentalisation

Imaginer les états intérieurs qui peuvent éclairer ses propres gestes et ceux des autres.

Mère morte (concept clinique)

Chez André Green, une configuration où une mère vivante mais psychiquement absorbée par un deuil se retire affectivement de son enfant.

Méta-analyse

Une méthode qui combine statistiquement les résultats de plusieurs études indépendantes sur une même question pour obtenir une estimation plus précise, mais qui hérite fidèlement des défauts des études qu’elle agrège.

Métacognition

Observer, évaluer et réguler ses propres processus de pensée et d’apprentissage.

Modèle biopsychosocial

Un cadre selon lequel la santé et la maladie résultent de l’interaction entre facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.

Modèle Cattell-Horn-Carroll (CHC)

La synthèse actuellement dominante de la structure de l’intelligence, qui organise les aptitudes cognitives en trois niveaux hiérarchiques sous un facteur g au sommet.

Modèle de probabilité d’élaboration

Un modèle à deux voies de la persuasion, l’une fondée sur l’examen attentif des arguments, l’autre sur des indices superficiels comme l’attrait de la source.

Modèle demande-contrôle

Un modèle selon lequel le risque de stress professionnel dépend des exigences du poste et de la marge de contrôle disponible.

Modèle des cinq grands facteurs de personnalité (Big Five)

Le modèle de personnalité le mieux répliqué à travers les cultures, ouverture, conscience, extraversion, agréabilité et neuroticisme, issu d’analyses factorielles convergentes plutôt que d’une théorie posée a priori.

Modèle multicomposant de la mémoire de travail

L’architecture proposée par Baddeley et Hitch, qui distingue un administrateur central, une boucle phonologique, un calepin visuo-spatial et un tampon épisodique, plus détaillée que la simple notion de mémoire de travail.

Modèle PERMA

Le modèle de Seligman en cinq dimensions : émotion positive, engagement, relations, sens et accomplissement ; son score global recouvre fortement les mesures classiques de bien-être subjectif.

Modèle scientifique-praticien (modèle de Boulder)

Le modèle de formation, issu de la conférence de Boulder en 1949, qui recommande de former les psychologues cliniciens à la fois comme chercheurs et comme praticiens au niveau doctoral.

Modèle transthéorique (stades du changement)

Le modèle de Prochaska et DiClemente qui découpe le changement de comportement en étapes discrètes, de la précontemplation au maintien, aujourd’hui contesté comme théorie scientifique.

Mutisme sélectif

Une impossibilité persistante de parler dans certaines situations malgré la capacité de parler ailleurs.

Mythe des 10 % du cerveau

La croyance populaire et tenace selon laquelle un être humain n’utiliserait qu’environ 10 % de son cerveau, sans origine scientifique identifiable et contredite par l’imagerie, la neuroanatomie et le coût énergétique cérébral.

Neuromarketing

L’usage commercial du vocabulaire et parfois des outils de l’imagerie cérébrale pour prédire les préférences des consommateurs, une pratique qui emprunte la caution scientifique de la neuropsychologie sans en respecter la méthode.

Neuroplasticité

La capacité du cerveau à réorganiser ses connexions en réponse à l’expérience, l’apprentissage ou une lésion.

Névrose

Dans la théorie freudienne, une structure psychique où un conflit inconscient refoulé produit des symptômes égodystoniques, sans rupture avec la réalité partagée.

Normes sociales

Des attentes partagées sur ce que les membres d’un groupe font ou devraient faire.

Nosographie

L’organisation descriptive et classificatoire des maladies et des troubles.

Nudge et architecture des choix

L’idée de concevoir des environnements et des options par défaut pour orienter le comportement sans supprimer la liberté de choisir, à l’efficacité réelle mais plus modeste et inégale qu’annoncé.

Obéissance à l’autorité

La tendance à se conformer aux ordres d’une figure d’autorité perçue comme légitime, y compris lorsqu’ils entrent en conflit avec ses propres valeurs.

Objet transitionnel

Le premier objet, ni tout à fait extérieur ni tout à fait imaginaire, qu’un jeune enfant investit pour gérer la séparation d’avec un parent.

Objets du Soi (Kohut)

Chez Kohut, des figures dont la fonction est de soutenir la cohésion du Soi d’autrui, par le miroir ou par l’idéalisation.

Observance thérapeutique

Le degré auquel le comportement d’une personne correspond aux recommandations de santé convenues avec un professionnel.

Ocytocine

Une hormone et neuromodulateur impliqué dans le lien social et l’attachement, dont le rôle de « hormone de la confiance » a été largement surinterprété.

Outil actuariel de prédiction du risque

Un algorithme ou une grille statistique combinant plusieurs facteurs pour estimer le risque de récidive, dont la neutralité apparente masque des choix de valeurs.

P-hacking

L’exploitation, consciente ou non, des degrés de liberté analytiques d’un chercheur jusqu’à obtenir un résultat significatif.

Pauvreté du stimulus

L’argument nativiste selon lequel l’input linguistique reçu par l’enfant est trop pauvre et incomplet pour expliquer, par le seul apprentissage, la richesse de la compétence grammaticale finalement acquise.

Pensée analytique / pensée holistique

Une distinction de styles cognitifs proposée dans la psychologie culturelle, entre l’attention à un objet focal et l’attention aux relations entre l’objet et son contexte.

Perfectionnisme

Faire dépendre la valeur d’un geste de l’absence d’imperfection.

Période critique

Une fenêtre développementale durant laquelle un apprentissage ou une maturation se produit de façon nettement plus efficace.

Permanence de l’objet

Comprendre qu’un objet continue d’exister même lorsqu’il n’est plus perçu directement.

Phobie spécifique

Une peur marquée et persistante d’un objet ou d’une situation déterminée.

Pica

L’ingestion persistante de substances non alimentaires et non nutritives.

Pleine conscience

Une attention portée intentionnellement au moment présent, aux expériences internes et externes, sans jugement immédiat.

Polarisation de groupe

Après discussion, déplacer la position moyenne d’un groupe vers une version plus extrême de sa tendance initiale.

Position dépressive

Chez Klein, la capacité, succédant à la position schizo-paranoïde, à reconnaître un objet aimé et détesté comme une même personne entière.

Position schizo-paranoïde

Chez Klein, une organisation psychique précoce dominée par l’angoisse de persécution et le clivage entre objets « tout bons » et « tout mauvais ».

Positivité toxique

Un terme de vulgarisation contemporain, sans statut diagnostique reconnu, qui décrit la pression sociale à afficher un optimisme systématique au point d’invalider une détresse légitime.

Pratique de récupération (effet de test)

Le fait de se tester activement sur un contenu déjà étudié améliore sa rétention à long terme davantage que de le relire le même nombre de fois, un effet appelé effet de test.

Préenregistrement

Enregistrer publiquement les hypothèses et le plan d’analyse avant la collecte des données, pour distinguer une prédiction d’une explication après coup.

Présentation de soi

Composer ce que l’on montre pour orienter la manière dont on sera perçu.

Prévalence

La proportion d’une population présentant un état donné pendant une période définie.

Problème WEIRD

Le constat d’une forte surreprésentation des sociétés occidentales, éduquées, industrialisées, riches et démocratiques dans les études de psychologie, alors qu’elles ne représentent qu’une faible part de l’humanité.

Procrastination

Reporter volontairement une action prévue malgré l’anticipation de conséquences négatives.

Profilage criminel

Une méthode d’enquête censée inférer des traits probables d’un auteur inconnu à partir d’une scène de crime, plus célèbre dans la fiction que validée par les données.

Programmes de renforcement

La façon dont un renforcement est distribué, à intervalle ou à ratio, fixe ou variable, produit des profils de réponse distincts et prévisibles, une horlogerie précise exploitée en clinique comme en conception de produits.

Projection

Reconnaître chez l’autre ce qui reste difficile à voir en soi.

Psychologie évolutionniste

Un courant qui explique certains mécanismes psychologiques humains comme des adaptations façonnées par la sélection naturelle dans l’environnement ancestral.

Psychoneuroimmunologie

Le champ qui étudie les voies de communication biologiques mesurables entre le cerveau, les hormones et le système immunitaire, né d’une expérience de conditionnement chez le rat en 1975.

Psychopathie

Un construit clinique mesuré par la PCL-R de Hare, centré sur des traits interpersonnels et affectifs, à distinguer du trouble de la personnalité antisociale.

Psychose

Dans la théorie freudienne, une structure psychique où un conflit avec la réalité aboutit à son reniement partiel plutôt qu’à son refoulement, avec construction d’une réalité substitutive (délire, hallucination).

Psychose due à une affection médicale

Un tableau psychotique dont les données cliniques établissent le lien physiologique direct avec une affection médicale.

Psychose induite par substance ou médicament

Des manifestations psychotiques attribuables aux effets d’une substance, d’un médicament ou de leur sevrage.

Psychothérapie institutionnelle

Un courant clinique français qui considère que le soin dépend aussi de l’organisation de l’établissement, de ses hiérarchies et de la vie collective, et pas de la seule relation entre un patient et un thérapeute.

Puissance statistique

La probabilité qu’un test détecte un effet réel lorsque cet effet existe effectivement, souvent bien plus faible qu’on ne le suppose en psychologie.

Pulsion de vie et pulsion de mort

Deux forces opposées proposées tardivement par Freud, l’une (Éros) tournée vers la liaison et la vie, l’autre (Thanatos) vers la répétition et la destruction.

Punition

Une conséquence qui diminue la probabilité future d’un comportement qu’elle suit.

Rationalisation

Construire après coup une raison acceptable pour un geste dont les motifs sont plus complexes.

Rationalité écologique

Le programme de recherche de Gerd Gigerenzer selon lequel des heuristiques simples, bien adaptées à la structure d’un environnement incertain, peuvent surpasser un calcul complet jugé « rationnel ».

Recherche de réassurance

Demander de façon répétée une confirmation destinée à réduire un doute ou une inquiétude.

Récidive

Le fait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction ; la mesure de référence pour évaluer des interventions ou des outils prédictifs, mais une mesure elle-même délicate.

Récit adaptationniste post hoc

La critique selon laquelle on peut inventer après coup une histoire adaptative plausible pour presque n’importe quel trait, sans la rendre vérifiable.

Reconnaissance des mots écrits

Le processus cognitif par lequel un lecteur identifie un mot à partir de sa forme visuelle.

Réévaluation cognitive

Modifier l’interprétation d’une situation afin d’en transformer l’impact émotionnel.

Refoulement

Maintenir hors de la conscience des représentations jugées incompatibles ou trop conflictuelles.

Registre adressé à l’enfant (parler bébé)

Un ensemble de façons de parler aux nourrissons, souvent caractérisées par une prosodie plus expressive ; elles varient selon les langues, les communautés et les situations.

Registres lacaniens (Imaginaire, Symbolique, Réel) et objet petit a

Trois catégories proposées par Lacan pour organiser l’expérience psychique, complétées par l’objet petit a, cause structurale du désir.

Régulation émotionnelle

Les processus qui modifient l’apparition, l’intensité, la durée ou l’expression d’une émotion.

Relations d’objet

Des théories sur les représentations de soi, d’autrui et du lien construites dans les relations.

Relativisme culturel

Un principe méthodologique consistant à comprendre une pratique culturelle dans son propre contexte plutôt qu’à l’évaluer avec les normes d’une autre culture.

Relativité linguistique (hypothèse Sapir-Whorf)

L’idée que la langue parlée influence la pensée, dont la version forte (le langage déterminerait la pensée) est rejetée, mais dont une version faible et localisée résiste à l’examen pour certains domaines précis.

Renforcement

Une conséquence qui augmente la probabilité qu’un comportement se reproduise.

Renforcement négatif

Retirer un stimulus désagréable après un comportement pour en augmenter la fréquence future.

Renforcement positif

Ajouter un stimulus agréable après un comportement pour en augmenter la fréquence future.

Réserve cognitive

La capacité du cerveau à tolérer les effets d’une pathologie neurologique sans manifestation clinique proportionnelle.

Résilience

La capacité à maintenir ou retrouver un fonctionnement psychologique adapté après une exposition à l’adversité.

Résistance

Les processus qui limitent l’accès à certains affects, représentations ou changements en thérapie.

Retentissement fonctionnel

Les conséquences d’un état sur les activités, les relations, l’autonomie ou la participation sociale.

Rêve

Une expérience consciente du sommeil, également devenue un objet majeur des théories psychanalytiques.

Révolution cognitive

Le récit, en partie construit rétrospectivement, d’un basculement du behaviorisme vers l’étude scientifique des représentations mentales, entre le milieu et la fin des années 1950.

Rumination

Revenir sans cesse sur une pensée sans que ce retour ouvre réellement la situation.

Rythme circadien

Une oscillation biologique d’environ vingt-quatre heures qui régule le cycle veille-sommeil et de nombreuses fonctions physiologiques.

Satisfaction professionnelle

L’évaluation globale, positive ou négative, qu’une personne porte sur son emploi ou certains de ses aspects.

Savourer (savoring)

La capacité, décrite par Fred Bryant, à porter une attention consciente au plaisir ressenti, tournée vers l’anticipation, l’instant présent ou le souvenir.

Schéma cognitif

Une structure de connaissances qui organise les attentes, l’interprétation et la mémoire.

Schizophrénie

Un trouble psychotique durable affectant notamment la perception, la pensée, le langage, la motivation et le fonctionnement.

Score de risque polygénique

Un indice combinant l’effet, individuellement minuscule, d’un très grand nombre de variants génétiques pour estimer une prédisposition génétique globale.

Seconde topique (ça, moi, surmoi)

Le modèle freudien qui décrit l’appareil psychique en trois instances : le ça pulsionnel, le moi médiateur et le surmoi normatif.

Séduction généralisée et message énigmatique

Chez Laplanche, l’idée que tout enfant reçoit de l’adulte des messages compromis par un inconscient sexuel qu’il ne peut pas encore traduire.

Sentiment d’efficacité personnelle

La croyance qu’une personne peut organiser et accomplir les actions nécessaires dans une situation donnée.

Signe clinique

Une manifestation observable ou mesurable relevée au cours d’une évaluation.

Signification statistique

Le simple constat qu’un effet est statistiquement différent de zéro, une information distincte de son ampleur et de son importance pratique.

Soi indépendant / soi interdépendant

Deux constructions du soi étudiées par Markus et Kitayama, l’une centrée sur l’autonomie et les traits intérieurs uniques, l’autre sur l’attention à autrui et l’harmonie relationnelle.

Soutien social perçu

L’évaluation subjective qu’une personne fait de la disponibilité et de la qualité de l’aide qu’elle pourrait recevoir de son entourage.

Stade du miroir

Chez Lacan, le moment où l’enfant anticipe, en se reconnaissant dans une image, une unité corporelle qu’il ne maîtrise pas encore.

Stades psychosexuels

Une séquence développementale proposée par Freud (oral, anal, phallique, latence, génital), aujourd’hui jugée peu défendable comme parcours universel.

Standardisation (psychométrie)

La procédure d’étalonnage d’un test consistant à établir des normes de référence à partir d’un échantillon représentatif.

Stress environnemental (cadre d’Ulrich)

La théorie de la réduction du stress de Roger Ulrich, selon laquelle un environnement naturel déclenche une réponse affective et physiologique rapide et quasi automatique, distincte du mécanisme attentionnel proposé par les Kaplan.

Stress perçu

L’évaluation subjective par une personne du degré auquel les situations de sa vie lui semblent imprévisibles, incontrôlables ou surchargeantes.

Sublimation

Transformer une impulsion ou une tension en activité investie et socialement valorisée.

Suppression expressive

Limiter les signes visibles d’une émotion déjà présente.

Symptôme

Une expérience ou manifestation rapportée qui peut contribuer à décrire un état clinique.

Syndrome

Un ensemble de signes et de symptômes qui tendent à apparaître selon une configuration reconnaissable.

Syndrome de Gilles de la Tourette

Un trouble de tics moteurs multiples et d’au moins un tic vocal évoluant dans le temps.

Syndrome de Korsakoff

Un trouble amnésique sévère et chronique, le plus souvent lié à une carence en thiamine chez des personnes présentant un usage prolongé et sévère d’alcool, associant amnésie antérograde marquée et confabulations.

Syndrome frontal

Un ensemble de troubles cognitifs et comportementaux consécutifs à une atteinte du lobe frontal.

Taille d’effet

Une mesure de l’ampleur d’une différence ou d’une association, calculée indépendamment de la taille de l’échantillon.

Technique Reid (méthode d’interrogatoire)

Une méthode d’interrogatoire policier largement diffusée aux États-Unis, qui combine pression accusatoire et minimisation morale, et dont certaines techniques peuvent accroître le risque de faux aveux.

Témoignage oculaire

Une preuve judiciaire qui paraît convaincante à un jury mais qui compte parmi les causes les mieux documentées de condamnations d’innocents.

Tempérament

Les différences individuelles de réactivité émotionnelle et d’autorégulation, biologiquement ancrées et observables dès la petite enfance.

Test neuropsychologique

Une épreuve standardisée destinée à évaluer une fonction cognitive spécifique afin de caractériser une atteinte cérébrale.

Testostérone

Une hormone stéroïde sexuelle dont le lien avec l’agressivité humaine, souvent présenté comme direct, est en réalité faible et dépendant du contexte.

Théorie bifactorielle de Herzberg

Le modèle qui distingue des facteurs d’hygiène, dont l’absence produit de l’insatisfaction, de facteurs de motivation proprement dits, mais dont la séparation nette ne se reproduit pas avec une autre méthode.

Théorie de l’auto-catégorisation

Le cadre qui explique comment une personne bascule d’une identité personnelle vers une identité de groupe selon ce que rend saillant la situation.

Théorie de l’auto-perception

La théorie de Daryl Bem selon laquelle une personne infère ses propres attitudes à partir de l’observation de son comportement, sans qu’un inconfort motivationnel soit nécessaire.

Théorie de l’autodétermination

Un cadre qui distingue une motivation intrinsèque, portée par l’intérêt ou le sens, d’une motivation extrinsèque dépendante de récompenses ou de pressions externes.

Théorie de l’esprit

La capacité à attribuer à autrui des états mentaux, croyances et intentions distincts des siens.

Théorie de l’étiquetage

L’idée que la déviance ne réside pas dans l’acte lui-même mais dans la réaction sociale qui le qualifie comme tel, au risque de renforcer une identité déviante.

Théorie de l’identité sociale

Le cadre selon lequel l’appartenance à un groupe fournit une part de l’identité personnelle et oriente les comparaisons entre son propre groupe et les autres.

Théorie de la réponse à l’item

Des modèles statistiques reliant la probabilité de réponse à un item aux caractéristiques de cet item et au niveau du répondant.

Théorie de la restauration attentionnelle

Le cadre de Rachel et Stephen Kaplan selon lequel l’attention dirigée se fatigue à l’usage et peut être restaurée par certains environnements, notamment naturels, dotés d’une « fascination douce », un effet confirmé mais plus modeste que prévu par les méta-analyses récentes.

Théorie de la tension (strain)

L’idée de Merton selon laquelle la délinquance augmente quand une société impose les mêmes objectifs de réussite à tous sans offrir un accès égal aux moyens légitimes de les atteindre.

Théorie des représentations sociales

Le cadre selon lequel un savoir scientifique ou institutionnel complexe se transforme, une fois diffusé, en connaissance partagée et simplifiée dans le sens commun d’un groupe.

Théorie du comportement planifié

Le modèle d’Icek Ajzen selon lequel l’intention d’agir, déterminée par l’attitude, la norme sociale perçue et le sentiment de contrôle, prédit un comportement de santé, avec un pouvoir prédictif modeste.

Théorie du double processus (Système 1 / Système 2)

La distinction, popularisée par Kahneman, entre un traitement rapide et automatique et un traitement lent et délibéré, plus utile comme axe descriptif que comme preuve de deux systèmes cérébraux distincts.

Théories fondées sur l’usage (usage-based)

Un programme concurrent du nativisme chomskyen selon lequel la grammaire se construit progressivement à partir de capacités cognitives et sociales générales plutôt que d’un module linguistique inné.

Thérapie fondée sur les preuves

Une intervention psychothérapeutique dont l’efficacité est soutenue par des essais contrôlés répliqués.

Traitements psychologiques potentiellement délétères

Une catégorie nommée de pratiques d’aide psychologique dont des essais contrôlés indépendants montrent qu’elles aggravent en moyenne l’état des personnes qui les reçoivent, plutôt que de l’améliorer.

Transfert

Réactualiser dans une relation présente des attentes et affects construits dans des relations antérieures.

Transfert des apprentissages

La capacité, souvent surestimée, à appliquer une compétence apprise dans un contexte à une situation nouvelle et différente ; le transfert proche est bien documenté, le transfert lointain beaucoup plus rare et fragile.

Trichotillomanie

L’arrachage récurrent de cheveux ou de poils malgré des tentatives répétées pour diminuer ce comportement.

Trouble anxieux généralisé

Une anxiété et des inquiétudes excessives, difficiles à contrôler, portant sur plusieurs domaines de la vie.

Trouble bipolaire

Un trouble de l’humeur défini par la survenue d’épisodes maniaques ou hypomaniaques, souvent associés à des épisodes dépressifs.

Trouble bipolaire de type I

Un trouble défini par la survenue d’au moins un épisode maniaque.

Trouble bipolaire de type II

Un trouble associant épisodes hypomaniaques et épisodes dépressifs, sans épisode maniaque.

Trouble cyclothymique

Des fluctuations thymiques persistantes ne répondant pas entièrement aux critères d’épisodes maniaques ou dépressifs.

Trouble d’accumulation compulsive

Une difficulté persistante à se séparer de possessions entraînant un encombrement important.

Trouble d’anxiété de séparation

Une peur excessive et persistante liée à la séparation d’avec des figures d’attachement.

Trouble d’anxiété sociale

Une peur marquée des situations où l’on risque d’être observé, évalué ou jugé négativement.

Trouble d’excoriation

Le grattage ou triturage récurrent de la peau provoquant des lésions.

Trouble de l’adaptation

Une réponse persistante à un facteur de stress identifiable avec préoccupation et difficulté à s’adapter.

Trouble de la personnalité antisociale

Un mode durable de transgression des droits d’autrui, d’irresponsabilité et de tromperie.

Trouble de la personnalité borderline

Un fonctionnement durable marqué par une instabilité de la régulation émotionnelle, des relations, de l’image de soi et de l’impulsivité.

Trouble de la personnalité dépendante

Un besoin durable et excessif d’être pris en charge, accompagné de soumission et de crainte de séparation.

Trouble de la personnalité évitante

Une inhibition sociale durable liée au sentiment d’inadéquation et à une forte sensibilité au rejet.

Trouble de la personnalité histrionique

Une recherche durable d’attention associée à une expression émotionnelle très démonstrative et rapidement changeante.

Trouble de la personnalité narcissique

Un mode durable associant sentiment de grandeur, besoin d’admiration et difficultés d’empathie.

Trouble de la personnalité obsessionnelle-compulsive

Une préoccupation durable pour l’ordre, le contrôle et la perfection au détriment de la flexibilité.

Trouble de la personnalité paranoïaque

Une méfiance durable conduisant à interpréter fréquemment les intentions d’autrui comme malveillantes.

Trouble de la personnalité schizoïde

Un détachement durable des relations sociales associé à une expression émotionnelle restreinte.

Trouble de la personnalité schizotypique

Des particularités durables de pensée, de perception et de relation, accompagnées d’un malaise social marqué.

Trouble de stress post-traumatique

Un ensemble de symptômes persistants après l’exposition à un événement extrêmement menaçant ou horrifiant.

Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

Un trouble neurodéveloppemental associant inattention et/ou hyperactivité-impulsivité persistantes dans plusieurs contextes.

Trouble délirant

Une ou plusieurs idées délirantes persistantes sans tableau complet de schizophrénie.

Trouble dépressif

Un épisode durable associant humeur dépressive ou perte d’intérêt à d’autres changements cognitifs, corporels et fonctionnels.

Trouble dépressif persistant

Une humeur dépressive durable accompagnée d’autres manifestations sur une longue période.

Trouble dépressif récurrent

Des épisodes dépressifs répétés séparés par des périodes d’amélioration.

Trouble développemental des apprentissages

Des difficultés persistantes et significatives dans l’acquisition de compétences scolaires.

Trouble développemental du langage

Des difficultés persistantes d’acquisition et d’utilisation du langage apparues au cours du développement.

Trouble dissociatif de l’identité

Une discontinuité marquée de l’identité associée à des ruptures de mémoire et du sentiment d’agir.

Trouble du deuil prolongé

Une réaction de deuil persistante et envahissante dépassant les attentes culturelles et développementales.

Trouble du développement intellectuel

Des limitations du fonctionnement intellectuel et adaptatif apparues pendant le développement.

Trouble du jeu vidéo

Une perte de contrôle sur le jeu vidéo avec priorité croissante et poursuite malgré des conséquences importantes.

Trouble du spectre de l’autisme

Un trouble neurodéveloppemental associant des particularités persistantes de communication sociale à des comportements ou intérêts restreints et répétitifs.

Trouble dysmorphique corporel

Une préoccupation envahissante pour un défaut corporel absent ou peu perceptible par autrui.

Trouble évitement-restriction alimentaire

Une restriction alimentaire liée à l’intérêt, aux propriétés sensorielles ou à la crainte de conséquences, sans préoccupation pondérale centrale.

Trouble lié à l’usage d’alcool

Une perte de contrôle et une priorité croissante donnée à l’alcool malgré ses conséquences.

Trouble lié à l’usage de substances

Un mode d’usage persistant entraînant une perte de contrôle, des conséquences dommageables ou une priorité croissante donnée à la substance.

Trouble lié aux jeux d’argent

Une conduite de jeu persistante ou récurrente qui prend le pas sur d’autres activités malgré les dommages.

Trouble neurocognitif léger

Un déclin cognitif mesurable mais qui ne compromet pas l’autonomie fonctionnelle, considéré comme un stade intermédiaire à risque accru mais non systématique d’évolution vers un trouble neurocognitif majeur.

Trouble neurocognitif majeur

Le terme du DSM-5 pour un déclin cognitif significatif dans un ou plusieurs domaines qui compromet l’autonomie dans les activités quotidiennes.

Trouble obsessionnel-compulsif

Des obsessions, des compulsions ou les deux, suffisamment persistantes pour être chronophages ou altérer le fonctionnement.

Trouble panique

Des attaques de panique récurrentes et inattendues suivies d’une crainte persistante de leur retour ou de leurs conséquences.

Trouble psychotique aigu et transitoire

Un épisode psychotique d’installation aiguë, rapidement changeant et de durée limitée dans la CIM-11.

Trouble psychotique bref

Une catégorie DSM décrivant un épisode psychotique de moins d’un mois avec retour au fonctionnement antérieur.

Trouble schizoaffectif

Un tableau associant manifestations psychotiques caractéristiques et épisode thymique marqué.

Trouble schizophréniforme

Une catégorie DSM correspondant à un tableau schizophrénique durant entre un et six mois.

Trouble schizotypique

Un fonctionnement durable marqué par des perceptions, croyances ou conduites singulières et des difficultés relationnelles.

Troubles addictifs

Des troubles caractérisés par une perte de contrôle et une priorité croissante donnée à un usage ou un comportement.

Troubles anxieux

Une famille de troubles où la peur, l’anxiété ou l’anticipation de menace deviennent persistantes et invalidantes.

Troubles de l’humeur

Une famille de troubles définis par des épisodes ou des modifications durables de l’humeur et de l’activité.

Troubles de la personnalité

Des modes durables de fonctionnement de soi et des relations associés à une souffrance ou une altération significative.

Troubles des conduites alimentaires

Des troubles persistants de l’alimentation ou des comportements associés affectant la santé ou le fonctionnement.

Troubles dissociatifs

Une famille marquée par une discontinuité involontaire de la conscience, de la mémoire, de l’identité ou de la perception.

Troubles liés au trauma et au stress

Des tableaux apparaissant après une exposition traumatique ou un facteur de stress identifiable.

Troubles neurodéveloppementaux

Des troubles apparaissant au cours du développement et affectant durablement certaines fonctions ou adaptations.

Troubles obsessionnels-compulsifs et apparentés

Des troubles associant obsessions, compulsions ou comportements répétitifs difficiles à contrôler.

Troubles psychiques

Les catégories diagnostiques décrites par les classifications cliniques contemporaines.

Troubles psychotiques

Des tableaux comportant des altérations durables ou aiguës du rapport à la réalité, de la perception ou de la pensée.

TSPT complexe

Un diagnostic CIM-11 associant le noyau du TSPT à des perturbations durables de la régulation de soi.

Valeur adaptative

La contribution d’un trait à la survie et à la reproduction d’un individu dans un environnement donné, notion centrale de l’explication évolutionniste.

Valeur p (p-value)

La probabilité, sous un modèle nul donné, d’observer un résultat au moins aussi extrême que celui obtenu ; elle n’est pas la probabilité que cette hypothèse soit vraie.

Validation externe

Chercher dans le regard d’autrui une confirmation difficile à produire seul.

Validité (psychométrie)

Le degré auquel un instrument de mesure mesure réellement ce qu’il prétend mesurer.

Validité écologique

Le degré auquel les résultats obtenus dans un cadre contrôlé, comme un laboratoire, se généralisent à des situations de la vie réelle.

Verdict du dodo (dodo bird verdict)

L’expression consacrée pour l’hypothèse selon laquelle les comparaisons entre psychothérapies structurées et bien menées ne désignent souvent pas de vainqueur net.

Victimologie

Le sous-champ consacré à l’étude des victimes de crime, leurs caractéristiques et leur rétablissement, distinct de l’étude de l’auteur de l’infraction.

Vigilance et déclin attentionnel

Le déclin mesurable et reproductible de la capacité à détecter un signal rare au cours d’une tâche de surveillance prolongée, documenté depuis l’horloge de Mackworth en 1948, et aujourd’hui expliqué par une théorie des ressources attentionnelles limitées.

Vrai self et faux self

Une distinction winnicottienne entre un noyau spontané de la personne et une façade construite en réponse aux attentes de l’entourage.

Zone proximale de développement

L’écart entre ce qu’un enfant peut accomplir seul et ce qu’il peut accomplir avec l’aide d’un adulte ou d’un pair plus compétent.

À propos de la carte

Les relations seront progressivement typées et sourcées. En attendant, elles restent des rapprochements éditoriaux destinés à guider la comparaison.

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