Psychologie environnementale : ce que les lieux font vraiment à l’esprit.
La psychologie environnementale étudie les transactions entre personnes et milieux bâtis ou naturels : comment les lieux organisent perception, comportements, relations et santé, et comment leurs usagers les transforment en retour. Ce dossier relie cognition spatiale, régulation de la proximité, stress, attachement aux lieux, restauration, environnement bâti, comportements écologiques, climat et justice environnementale.
Position éditoriale
Attribuer un effet à un environnement demande de distinguer configuration, usages, activités, choix résidentiels, relations sociales et distribution inégale du pouvoir de transformer les lieux.
Sommaire du dossier
Définir le champ
Des transactions entre personnes et lieux
La psychologie environnementale étudie comment les milieux bâtis et naturels participent à l’expérience, aux conduites et aux relations sociales, et comment les personnes transforment en retour ces milieux.
Ni une psychologie de la nature, ni un manuel de design Repère définitionnel
Le mot décisif est transaction : un lieu n’agit pas sur une personne comme une substance sur un organisme. Lumière, bruit, accessibilité, végétation, densité ou lisibilité rencontrent des buts, des ressources et des relations ; les habitants modifient aussi les lieux par leurs usages et leurs aménagements.
Le champ couvre logement, école, travail, soins, espace public, mobilité, bruit, risques et climat. Il dialogue avec architecture, urbanisme et design, notamment dans les évaluations avant/après occupation et les essais de terrain, sans se confondre avec la pratique de conception.
Un voisinage, pas une confusion À distinguer
L’écopsychologie partage l’intérêt pour les relations au vivant, mais comprend aussi des projets normatifs, philosophiques ou thérapeutiques qui ne suivent pas tous les mêmes standards empiriques. La distinguer ne revient pas à la caricaturer : ce dossier évalue des hypothèses psychologiques opérationnalisables et leurs limites.
Percevoir et se représenter les lieux
S’orienter : les lieux deviennent des cartes, des repères et des parcours
La cognition environnementale étudie comment une personne perçoit, apprend et utilise l’information spatiale pour se déplacer et se repérer dans des lieux réels.
Repères, routes et cartes cognitives Pilier du champ
Se repérer mobilise des connaissances de repères, de routes et parfois de la configuration générale d’un lieu. Une carte cognitive n’est pas nécessairement un plan exact stocké dans la tête : c’est une représentation utile, partielle et orientée vers les tâches.
Le wayfinding résulte d’une rencontre entre la personne et le lieu : familiarité, stratégies ou anxiété d’un côté ; plan, visibilité, cheminements, repères, signalétique et cartes de l’autre. Les difficultés dans un hôpital ou un aéroport peuvent donc être en partie un problème de conception, et non une défaillance individuelle.
La lisibilité ne se réduit pas à ajouter des panneaux Application prudente
Un plan cohérent, des destinations intelligiblement regroupées et des repères distinctifs peuvent réduire l’effort de navigation. La signalétique aide, mais ne compense pas toujours une géométrie complexe ; toute solution doit être testée avec les usagers du lieu.
Réguler l’espace social
Privacy, espace personnel et territorialité : contrôler l’accès
La régulation spatiale organise la proximité, le retrait, les frontières et l’accès aux personnes comme aux lieux.
Trois notions liées mais distinctes Distinction utile
L’espace personnel désigne une zone de proximité mobile autour du corps ; la privacy est une régulation dynamique de l’accès à soi ; la territorialité concerne la revendication ou la délimitation d’un espace relativement stable. Aucune de ces notions ne décrit un simple trait de solitude : leur expression dépend des normes, relations et usages du lieu.
Une porte, une paroi ou un espace commun bien réglé ne produisent pas mécaniquement du bien-être. Ils peuvent donner des moyens de moduler interruption, exposition et retrait. L’absence de contrôle peut au contraire transformer un espace partagé en source de fatigue ou de conflit.
L’appropriation peut soutenir ou exclure Ambivalence
Marquer un bureau ou défendre un jardin peut soutenir continuité et responsabilité ; les mêmes pratiques peuvent rendre un espace moins accueillant pour d’autres. Il faut regarder qui possède le droit effectif d’occuper, de modifier ou de traverser le lieu.
Densité et crowding
Une densité mesurée ne dit pas si un lieu est vécu comme invivable
La densité est une propriété physique ; le sentiment d’entassement est une expérience subjective de restriction, façonnée par l’espace, les relations et le contrôle.
Le contrôle et le retrait comptent Repère historique toujours utile
La distinction de Stokols évite de transformer un nombre de personnes par mètre carré en diagnostic psychologique. Manquer d’espace est en moyenne associé à des conséquences défavorables, mais ces conséquences varient avec durée d’exposition, relations, normes et possibilité de s’isoler. Le mécanisme qu’il propose est la restriction : un espace insuffisant gêne l’atteinte d’un but, comme travailler, se concentrer ou simplement se reposer, et c’est cette restriction perçue, plus que la proximité physique elle-même, qui produit l’expérience d’entassement. Pouvoir se retirer, même temporairement, restaure une marge de contrôle sur ses propres buts sans changer la densité réelle du lieu.
Même densité, expériences construites
Même densité, expérience différente
Retrait et contrôle possibles
Cloison amovible, coin de retrait, relations choisies : restriction perçue plus faible.
Aucun retrait possible
Aucune cloison, interruptions fréquentes, exposition imposée : restriction perçue plus forte.
Une revue systématique récente de 97 études confirme des associations surtout négatives du manque d’espace avec des indicateurs affectifs, sociaux et comportementaux, tout en soulignant ses modérateurs.
Calhoun ne décrit pas les villes humaines À abandonner
Les expériences de John Calhoun sur des colonies de rats en milieu artificiel, décrites notamment en 1962, ont nourri un récit d’effondrement social lié à la surpopulation. Elles ont un intérêt historique, mais leurs conditions expérimentales ne permettent pas de prédire le destin psychologique d’une ville humaine. L’« utopie des souris » qui circule aujourd’hui sous le nom d’Univers 25 n’est pas un récit inventé après coup mais une autre expérience de Calhoun, menée sur des souris et publiée en 1973. Calhoun lui-même en tirait des leçons pour l’humain, et elle se heurte pourtant à la même limite : sa version simplifiée, selon laquelle une densité accrue mène à la pathologie, a fonctionné comme un mythe populaire bien plus que comme une donnée sur les villes.
Stress environnemental
Le bruit : l’exposition physique n’épuise pas l’expérience
Le bruit environnemental peut affecter sommeil, attention, humeur ou santé. Son expérience dépend aussi de prévisibilité, de contrôle, de confiance et de justice perçue.
Mesurer l’exposition et ses médiateurs Effets contextualisés
Le bruit des transports est associé à la gêne, aux perturbations du sommeil et, dans certains contextes, à des conséquences cognitives ou cardiovasculaires. Une mesure objective est indispensable, mais ne suffit pas : deux expositions comparables ne prennent pas le même sens selon qu’elles sont évitables, annoncées ou jugées équitables.
Le contrôle perçu ne rend pas le bruit inoffensif. Il explique pourquoi ses effets ne se résument ni au décibel ni à une préférence personnelle.
Ces médiateurs agissent par des voies distinctes, documentées depuis les travaux expérimentaux de Glass et Singer sur le bruit incontrôlable. L’imprévisibilité entretient une vigilance coûteuse, faute de pouvoir anticiper la prochaine nuisance. L’absence de contrôle perçu prive la personne de la possibilité de réduire ou d’interrompre l’exposition, ce qui nourrit un sentiment d’impuissance plutôt que la nuisance elle-même. Les facteurs non acoustiques comptent également : contrôle perçu, confiance et perception d’équité des procédures peuvent modifier la gêne ressentie à niveau sonore comparable. Une expérience en laboratoire montre ainsi qu’une procédure jugée plus équitable, par exemple pouvoir exprimer une préférence prise en compte, réduit l’annoyance rapportée pour une même exposition au bruit aérien. Pouvoir se retirer, même brièvement, dans un lieu plus calme restaure une partie de ce contrôle sans annuler l’exposition, comme pour l’entassement présenté plus haut.
Lieux, identité et appartenance
Un lieu peut soutenir un lien, une activité ou une part du soi
Attachement au lieu, identité de lieu et dépendance au lieu décrivent des liens personne-lieu proches, mais non interchangeables.
Attachement et identité de lieu ne sont pas le même concept Distinction conceptuelle
L’attachement au lieu désigne un lien psychologique envers un endroit, qui peut comporter des dimensions affectives, cognitives et comportementales ; l’identité de lieu concerne la manière dont souvenirs, valeurs, habitudes et appartenances spatiales participent à la définition de soi. La dépendance au lieu renvoie plutôt à sa capacité perçue à soutenir des activités importantes.
Le vocabulaire d’attachement ne rend pas cette littérature équivalente à la théorie de Bowlby : traditions, objets et mesures sont distincts. Il n’est pas rigoureux d’inférer automatiquement un lien à un quartier à partir d’un lien à une figure de soins, ou inversement.
Des liens précieux, mais rarement causaux par eux-mêmes Lecture prudente
Un lien fort à un lieu est souvent associé à continuité identitaire, participation communautaire ou résistance à des transformations imposées. Ces relations sont majoritairement observationnelles : une rénovation peut aussi améliorer sécurité, accessibilité ou conditions de vie.
Environnements restaurateurs
Nature, restauration cognitive et réduction du stress : effets modestes et hétérogènes
Les travaux sur la nature ont produit deux cadres célèbres : la restauration attentionnelle des Kaplan et la réduction du stress d’Ulrich. Ils ne racontent pas le même mécanisme.
Deux théories, pas une preuve unique Mécanismes distincts
L’ART propose quatre propriétés susceptibles de favoriser la restauration : l’éloignement, s’extraire mentalement du quotidien ; l’étendue, un sentiment de connexion à un monde cohérent et vaste ; la compatibilité, l’adéquation entre le lieu et ce qu’on a envie d’y faire ; et la fascination, une attention captée sans effort. Elle relie la nature à la récupération d’une attention dirigée fatigable. La théorie d’Ulrich propose plutôt une récupération affective et physiologique après un stress. Ces propriétés sont proposées par les théories ; elles ne constituent pas des conditions nécessaires établies ni une explication définitive.
L’étude hospitalière d’Ulrich (1984), qui comparait des patients voyant depuis leur lit soit des arbres, soit un mur de briques, est un repère historique important, mais son devis rétrospectif et son petit échantillon ne suffisent pas à établir une règle générale de conception.
Ce que montrent les synthèses récentes Effet à nuancer
La méta-analyse de Bell et collègues, fondée sur des contrastes expérimentaux, trouve des bénéfices cognitifs moyens petits et substantiellement hétérogènes. Les résultats les plus fiables concernent surtout mémoire de travail et contrôle attentionnel ; ils ne valident pas uniformément une récupération dans toutes les tâches ni un mécanisme évolutionniste unique.
L’étude de White et collègues associe, dans ses données britanniques, au moins 120 minutes hebdomadaires de contact avec la nature à une meilleure santé et un meilleur bien-être autoévalués. Ce motif non linéaire ne démontre ni seuil causal ni prescription individuelle.
Environnement bâti et usages
Loger, apprendre, travailler, se soigner : les lieux organisent des possibilités d’agir
Le bâti ne détermine pas une conduite, mais sa configuration peut modifier accessibilité, orientation, confort, interactions, nuisances et marge de contrôle.
Du logement à l’espace public Champ appliqué
Logement, école, bureau, établissement de soin et espace public donnent à voir des mécanismes communs : lisibilité, accès aux ressources, lumière, acoustique, densité, sécurité et possibilités de retrait. Une même caractéristique peut aider une activité et en gêner une autre.
Cette logique commune porte un nom : une affordance désigne une possibilité d’action qu’un lieu offre à une personne donnée, compte tenu de ses capacités, pas une propriété fixe de l’espace. Un emmarchement qui invite à s’asseoir pour une personne valide peut constituer un obstacle pour une personne en fauteuil ; un présentoir placé à hauteur d’enfant organise une action possible pour un enfant et une autre, ou aucune, pour un adulte. Configuration spatiale, accessibilité et lisibilité ne s’additionnent donc pas pour produire un effet unique : elles déterminent ensemble quelles actions restent perceptuellement disponibles, et pour qui.
La mobilité active illustre cette logique. Destination, continuité des trajets, sécurité et accessibilité sont associés à la marche ou au vélo ; l’auto-sélection résidentielle rappelle toutefois que les personnes disposées à ces pratiques choisissent aussi des quartiers qui les facilitent.
Concevoir avec des preuves situées Transfert à tester
Les évaluations post-occupation, les comparaisons avant/après et les essais de terrain peuvent informer la conception. Elles ne dispensent pas de consulter les usages réels et de vérifier qu’un bénéfice observé dans un site ne repose pas sur une population ou une activité très particulière.
Comportements pro-environnementaux
Les valeurs comptent, mais les infrastructures rendent l’action possible ou coûteuse
Recyclage, mobilité, consommation ou usage de l’énergie sont des conduites situées : intentions et normes comptent, sans effacer coûts, équipements, règles et alternatives disponibles.
L’intention n’est pas l’action Résultat cumulatif
Attitudes, normes, contrôle perçu et intentions sont associés à des conduites pro-environnementales, avec des liens variables selon le comportement. Une intention déclarée ne permet pas de prendre le vélo sans itinéraire sûr, d’isoler un logement loué ou de choisir une offre inexistante.
Informer peut être utile lorsqu’un manque de connaissance est l’obstacle. Les interventions plausibles partent d’un comportement concret et de ses contraintes ; elles combinent parfois information, modifications du choix, normes pertinentes et politiques matérielles.
Climat, risques et adaptation
Percevoir une menace proche est associé à l’action ; la rendre proche ne suffit pas à la produire
La psychologie environnementale étudie perceptions du risque, émotions climatiques et possibilités d’adaptation sans réduire la crise à un défaut individuel de motivation.
Distance psychologique : association, pas bouton causal Correction importante
Les personnes qui perçoivent le changement climatique comme plus distant rapportent en moyenne moins d’action climatique. La méta-analyse préenregistrée de Langlais et collègues trouve une association corrélationnelle modérée, mais les manipulations expérimentales visant à réduire cette distance ont un effet négligeable sur l’action. Une association descriptive ne se transforme pas automatiquement en levier d’intervention.
Les réponses efficaces doivent aussi considérer efficacité perçue, normes, ressources, institutions et infrastructures.
Éco-anxiété : ne pas diagnostiquer une menace réelle Sans pathologisation
L’éco-anxiété ou l’inquiétude climatique ne constitue pas en elle-même un diagnostic psychiatrique. Elle peut aller d’une préoccupation cohérente face à une menace réelle à une détresse qui altère significativement le fonctionnement ; son évaluation demande donc de considérer intensité, retentissement, exposition et possibilités d’action collective, plutôt qu’un seuil unique valable pour tout âge et tout contexte.
Cette inquiétude ne se vit pas non plus de façon uniforme : une personne déjà exposée à des événements climatiques répétés dans sa région ne traite pas la même information qu’une personne qui s’inquiète par anticipation depuis un lieu pour l’instant peu touché. L’éco-anxiété n’est donc pas une expérience unique indépendante de l’exposition réelle de la personne qui l’éprouve.
Justice et distribution des environnements
Nuisances, aménités et pouvoir de décision sont distribués inégalement
La justice environnementale interroge qui est davantage exposé au bruit, à la chaleur ou à la pollution, qui accède aux espaces protecteurs, et qui peut réellement participer aux décisions.
Une question structurelle du champ Inégalités d’exposition
Trois questions distinctes organisent ce champ : qui supporte davantage de nuisances et accède moins aux aménités (justice distributive), qui a réellement voix dans les décisions qui affectent son cadre de vie (justice procédurale), et qui voit ses savoirs et son attachement au lieu reconnus ou ignorés dans ces décisions (justice de reconnaissance). Ces dimensions ne se recouvrent pas nécessairement : un quartier consulté sur le papier sans que son avis pèse sur la décision finale relève d’un déficit procédural distinct d’un déficit distributif.
Aux États-Unis, les quartiers classés à risque par les politiques de prêt discriminatoires des années 1930, le redlining, affichent aujourd’hui des températures de surface mesurablement plus élevées que les quartiers alors favorisés. Ces écarts sont associés notamment à un moindre couvert arboré et à davantage de surfaces imperméables, parmi d’autres héritages possibles des politiques et aménagements urbains, sans que l’étude à l’origine de ce constat isole statistiquement la part attribuable à chacun de ces facteurs.
Les associations entre quartier et santé psychologique ne décrivent pas une propriété morale de ses habitants. Le pouvoir d’agir sur son cadre de vie dépend moins de la volonté individuelle que de l’accès effectif aux instances de décision, aux ressources et au temps disponible pour s’y engager ; l’examiner suppose de regarder infrastructures, discriminations, contraintes économiques et décisions publiques, pas seulement des préférences personnelles.
Méthodes du champ
Étudier les lieux sans confondre exposition, sélection et activité
Les lieux ne se distribuent presque jamais au hasard. La difficulté méthodologique consiste à distinguer ce qu’un environnement produit de ce que les personnes y apportent, choisissent ou y font.
Laboratoire, terrain et suivis répondent à des questions différentes Pluralité des devis
Les expériences isolent mieux certains contrastes, au prix d’une exposition brève ou artificielle. Les études de terrain documentent les usages ordinaires, mais rencontrent des facteurs confondants. Quasi-expériences, suivis longitudinaux et évaluations avant/après peuvent améliorer l’inférence sans devenir automatiquement des preuves causales.
L’auto-sélection résidentielle est emblématique : une personne qui apprécie déjà la marche peut choisir un quartier marchable. Constater une corrélation entre un lieu et une conduite ne suffit donc pas à décider du sens causal.
Généraliser avec précaution Échantillons et comparateurs
Beaucoup d’études reposent sur des populations occidentales, urbaines et volontaires, ou opposent un seul parc à une seule rue. Taille d’effet, comparateur, durée, activité et contexte social doivent être décrits avant de généraliser à toute nature, toute ville ou tout public.
Méthode de lecture
Comment lire une affirmation de psychologie environnementale aujourd’hui
Identifier le lieu, le mécanisme allégué, le comparateur et les conditions qui permettent réellement de passer d’une association à une recommandation.
Le texte parle-t-il d’une transaction ou d’un effet automatique du lieu ?
Un environnement agit à travers usages, ressources, relations et possibilités de contrôle ; les personnes le transforment aussi.
La densité est-elle confondue avec le sentiment d’entassement ?
La première est mesurable ; le second dépend aussi de l’interaction sociale, du retrait possible et des normes.
Le mécanisme de restauration est-il clairement identifié ?
ART et réduction du stress sont distinctes ; des effets moyens petits ne consacrent pas un mécanisme unique.
Une association avec la nature est-elle transformée en seuil ou prescription ?
Une dose observée dans une enquête ne prouve ni un seuil biologique ni un effet causal individuel.
Les personnes ont-elles choisi leur environnement ou leur activité ?
Auto-sélection, exercice, contexte social et ressources peuvent expliquer une partie du lien observé.
Qui supporte les nuisances et qui décide des transformations ?
La distribution du bruit, de la chaleur, des aménités et du pouvoir de décision est aussi une question de justice.
Documentation
Références
Une sélection internationale de synthèses, travaux empiriques et documents professionnels. Les références sont présentées selon les normes APA.
- Altman, I. (1975). The Environment and Social Behavior: Privacy, Personal Space, Territory, and Crowding. Brooks/Cole.
- Bamberg, S., & Möser, G. (2007). Psycho-social determinants of pro-environmental behaviour. Journal of Environmental Psychology, 27(1), 14–25.
- Bell, C. N., St George, R., Honan, C., Bell, L. J., Jolly, A. T. W., & Matthews, A. (2025). The relationship between nature exposures and attention restoration, as moderated by exposure duration: A systematic review and meta-analysis. Journal of Environmental Psychology, 104, 102632.
- Boehme, B. A. E., Kinsman, L. M., Norrie, H. J., Tessier, E. D., Fleming, S. W., & Asmundson, G. J. G. (2024). Climate anxiety: Current evidence and future directions. Current Psychiatry Reports, 26(11), 670–677.
- Calhoun, J. B. (1962). Population density and social pathology. Scientific American, 206(2), 139–148.
- Calhoun, J. B. (1973). Death squared: The explosive growth and demise of a mouse population. Proceedings of the Royal Society of Medicine, 66(1 Pt 2), 80–88.
- Calhoun, J. B. (1973). From mice to men. Transactions & Studies of the College of Physicians of Philadelphia, 41(2), 92–118.
- Cao, X., Mokhtarian, P. L., & Handy, S. L. (2009). Residential self-selection and travel behaviour. Transport Reviews, 29(3), 359–395.
- Ewing, R., & Cervero, R. (2010). Travel and the built environment: A meta-analysis. Journal of the American Planning Association, 76(3), 265–294.
- Freedman, J. L. (1975). Crowding and Behavior. W. H. Freeman.
- Gibson, J. J. (1979). The Ecological Approach to Visual Perception. Houghton Mifflin.
- Gifford, R. (2014). Environmental psychology matters. Annual Review of Psychology, 65, 541–579.
- Glass, D. C., & Singer, J. E. (1972). Urban Stress: Experiments on Noise and Social Stressors. Academic Press.
- Goldenberg, V., Wiener, J. M., Cox, C., & Hardman, D. (2026). A thematic synthesis of the experiences and perceptions of everyday wayfinding. Journal of Environmental Psychology, 110, 102928.
- Haddad, R., Croizet, J.-C., Morisseau, T., & Dezecache, G. (2026). The psychological effects of lacking physical space: A systematic literature review. Journal of Environmental Psychology, 109, 102888.
- Henrich, J., Heine, S. J., & Norenzayan, A. (2010). The weirdest people in the world? Behavioral and Brain Sciences, 33(2–3), 61–83.
- Hickman, C., et al. (2021). Climate anxiety in children and young people. The Lancet Planetary Health, 5(12), e863–e873.
- Hoffman, J. S., Shandas, V., & Pendleton, N. (2020). Historical housing policies and intra-urban heat. Climate, 8(1), 12.
- Jamshidi, S., Ensafi, M., & Pati, D. (2020). Wayfinding in interior environments: An integrative review. Frontiers in Psychology, 11, 549628.
- Joye, Y., & van den Berg, A. (2011). Is love for green in our genes? Urban Forestry & Urban Greening, 10(4), 261–268.
- Kaplan, R., & Kaplan, S. (1989). The Experience of Nature: A Psychological Perspective. Cambridge University Press.
- Kaplan, S. (1995). The restorative benefits of nature. Journal of Environmental Psychology, 15(3), 169–182.
- Langlais, K., et al. (2026). Does psychological distance to climate change affect climate action? Journal of Environmental Psychology, 111, 103000.
- Manzo, L. C., & Perkins, D. D. (2006). Finding common ground: The importance of place attachment to community participation and planning. Journal of Planning Literature, 20(4), 335–350.
- Maris, E., Stallen, P. J., Vermunt, R., & Steensma, H. (2007). Noise within the social context: Annoyance reduction through fair procedures. The Journal of the Acoustical Society of America, 121(4), 2000–2010.
- Peng, J., Strijker, D., & Wu, Q. (2020). Place identity: How far have we come in exploring its meanings? Frontiers in Psychology, 11, 294.
- Ramsden, E., & Adams, J. (2009). Escaping the laboratory: The rodent experiments of John B. Calhoun & their cultural influence. Journal of Social History, 42(3), 761–792.
- Roszak, T. (1992). The Voice of the Earth: An Exploration of Ecopsychology. Simon & Schuster.
- Scannell, L., & Gifford, R. (2010). Defining place attachment. Journal of Environmental Psychology, 30(1), 1–10.
- Schlosberg, D. (2007). Defining Environmental Justice: Theories, Movements, and Nature. Oxford University Press.
- Spence, A., Poortinga, W., & Pidgeon, N. (2012). The psychological distance of climate change. Risk Analysis, 32(6), 957–972.
- Stansfeld, S. A., et al. (2005). Aircraft and road traffic noise and children’s cognition and health. The Lancet, 365(9475), 1942–1949.
- Steg, L., & Vlek, C. (2009). Encouraging pro-environmental behaviour. Journal of Environmental Psychology, 29(3), 309–317.
- Stokols, D. (1972). On the distinction between density and crowding. Psychological Review, 79(3), 275–277.
- Ulrich, R. S. (1984). View through a window may influence recovery from surgery. Science, 224(4647), 420–421.
- Ulrich, R. S., et al. (1991). Stress recovery during exposure to natural and urban environments. Journal of Environmental Psychology, 11(3), 201–230.
- White, M. P., et al. (2019). Spending at least 120 minutes a week in nature is associated with good health and wellbeing. Scientific Reports, 9, 7730.
- World Health Organization Regional Office for Europe. (2018). Environmental Noise Guidelines for the European Region.
Dernière révision documentaire : 14 octobre 2026.