Définition

Définition et périmètre

Les travaux de Robert Emmons et Michael McCullough ont montré qu’un exercice répété de tenue d’un journal de gratitude est associé à une amélioration modeste mais mesurable du bien-être subjectif dans certaines études, bien que les effets varient selon les protocoles et se répliquent inégalement. La gratitude se distingue d’un simple soulagement en ce qu’elle implique la reconnaissance d’une intention bienveillante chez autrui.Tangney, 2007 · Tracy, 2004

Cette notion décrit un fonctionnement possible, dont l’intensité et les effets varient selon la situation. La reconnaître suppose d’examiner ce qui la déclenche, la fonction qu’elle prend et ce qu’elle produit dans le temps, plutôt que de s’arrêter à une conduite isolée.Tangney, 2007 · Tracy, 2004

Comprendre

Mécanisme et fonction

Gratitude comporte une expérience subjective, des interprétations, des tendances à l’action et parfois des manifestations corporelles. Ces composantes ne varient pas toujours ensemble : ce qui est ressenti, montré et mis en mots peut différer.Tracy, 2004 · Leary, 2005 · Neff, 2003

Son caractère utile ou coûteux dépend moins de sa simple présence que de sa fréquence, de sa souplesse et de son ajustement au contexte. Un fonctionnement ponctuel peut soutenir l’adaptation ; le même fonctionnement, devenu automatique ou exclusif, peut réduire les possibilités de réponse.Tracy, 2004 · Leary, 2005 · Neff, 2003

Observer

Formes et variations

Les exemples rendent la notion plus concrète sans en faire une règle générale. Un même comportement peut remplir une autre fonction dans une autre situation.Tracy, 2004 · Leary, 2005 · Neff, 2003

  • Noter chaque soir trois éléments positifs de sa journée et la personne ou la circonstance à laquelle on les attribue.
  • Ressentir un élan de reconnaissance envers un collègue qui a pris sur son temps personnel pour aider à finir un projet.
Tracy, 2004 · Leary, 2005 · Neff, 2003

Distinguer

Notions proches et limites

Gratitude est notamment rapproché de Émotion et Compassion envers soi. Ces relations signalent des recouvrements possibles, pas des synonymes : deux notions peuvent produire des conduites semblables tout en différant par leur déclencheur, leur fonction ou leur temporalité.Leary, 2005 · Neff, 2003

La notion devient peu informative lorsqu’elle est utilisée comme une étiquette globale. Elle gagne au contraire en précision lorsqu’on peut décrire les situations où elle apparaît, les changements qui la modifient et les observations qui contrediraient l’hypothèse.Tracy, 2004 · Leary, 2005 · Neff, 2003

Références

  1. Leary, M. R. (2005). Sociometer theory and the pursuit of relational value: Getting to the root of self-esteem. European Review of Social Psychology, 16(1), 75–111. https://doi.org/10.1080/10463280540000007
  2. Neff, K. D. (2003). Self-compassion: An alternative conceptualization of a healthy attitude toward oneself. Self and Identity, 2(2), 85–101. https://doi.org/10.1080/15298860309032
  3. Tangney, J. P., Stuewig, J., & Mashek, D. J. (2007). Moral emotions and moral behavior. Annual Review of Psychology, 58, 345–372. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.56.091103.070145
  4. Tracy, J. L., & Robins, R. W. (2004). Putting the self into self-conscious emotions: A theoretical model. Psychological Inquiry, 15(2), 103–125. https://doi.org/10.1207/s15327965pli1502_01

Dernière révision documentaire : septembre 2026.