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Cognitive

Oubli

L’oubli désigne une baisse d’accessibilité ou de disponibilité d’une information au fil du temps. Il ne se réduit pas à l’interférence : des apprentissages concurrents peuvent gêner le rappel, mais les indices de récupération, le contexte, la consolidation et la nature du matériel comptent aussi. Une difficulté de rappel ne prouve donc pas à elle seule que la trace a disparu.

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En détail

L’interférence plutôt que la décomposition

John McGeoch propose dès 1932 que l’oubli résulte principalement de l’interférence entre apprentissages plutôt que d’une simple décomposition de la trace avec le temps, une thèse qui reste, sous une forme affinée, l’explication dominante de l’oubli à long terme.

Accessible ou disponible : deux choses différentes

Endel Tulving et Judith Psotka montrent en 1971 une distinction devenue classique entre accessibilité et disponibilité : une information peut sembler perdue lors d’un rappel libre sans consigne particulière, puis redevenir immédiatement récupérable dès qu’un indice de récupération approprié, comme la catégorie à laquelle elle appartenait, est fourni, ce qui montre que beaucoup d’oublis relèvent d’une défaillance temporaire d’accès plutôt que d’une disparition de la trace elle-même.

L’oubli induit par la récupération

Michael Anderson, Robert Bjork et Elizabeth Bjork documentent en 1994 un phénomène plus contre-intuitif encore, l’oubli induit par la récupération : s’exercer à rappeler certains souvenirs d’une catégorie rend les autres souvenirs de cette même catégorie, pourtant non pratiqués, plus difficiles à retrouver ensuite, comme si le rappel actif inhibait les concurrents plutôt que de simplement renforcer la trace pratiquée.

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Exemples

  • Ne pas réussir à se souvenir spontanément du nom d’un camarade de classe, puis le retrouver immédiatement dès qu’on en apprend la première lettre, illustre la différence entre une information inaccessible et une information réellement indisponible.
  • S’entraîner à réciter certaines capitales d’Europe peut rendre, par la suite, plus difficile le rappel d’autres capitales apprises dans le même contexte mais jamais répétées, un exemple d’oubli induit par la récupération.

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Dans les dossiers de Psychotheca

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Notions liées

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Sources

  • Roediger, H. L. (2008). Relativity of remembering: Why the laws of memory vanished. Annual Review of Psychology, 59, 225–254. Consulter
  • Ebbinghaus, H. (1885). Über das Gedächtnis. Duncker & Humblot. Consulter
  • McGeoch, J. A. (1932). Forgetting and the law of disuse. Psychological Review, 39(4), 352–370. Consulter
  • Tulving, E., & Psotka, J. (1971). Retroactive inhibition in free recall: Inaccessibility of information available in the memory store. Journal of Experimental Psychology, 87(1), 1–8. Consulter
  • Anderson, M. C., Bjork, R. A., & Bjork, E. L. (1994). Remembering can cause forgetting: Retrieval dynamics in long-term memory. Journal of Experimental Psychology: Learning, Memory, and Cognition, 20(5), 1063–1087. Consulter

Ces contenus sont des ressources d’information. Ils ne remplacent pas une évaluation ou un accompagnement par un professionnel de santé.