Mythe du cerveau gauche et du cerveau droit
Le mythe du cerveau gauche et du cerveau droit attribue à certaines personnes une dominance de l’hémisphère gauche, censé les rendre logiques et analytiques, et à d’autres une dominance de l’hémisphère droit, censé les rendre créatives et intuitives, avec des conseils de carrière ou de pédagogie parfois construits sur cette typologie. Une étude de connectivité au repos portant sur plus d’un millier de cerveaux, publiée par Nielsen et ses collègues en 2013, n’a trouvé aucune preuve d’un réseau global latéralisé qui rendrait certains individus dominants d’un hémisphère entier pour des traits de personnalité. Certaines fonctions sont bien latéralisées, le langage étant typiquement plus associé à l’hémisphère gauche, mais cette latéralisation locale et spécifique à une fonction ne s’agrège pas en une dominance globale d’un hémisphère sur l’autre.
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En détail
Cette croyance persiste dans l’édition scolaire et le développement personnel malgré la réfutation directe apportée par l’imagerie de connectivité : Nielsen et ses collègues (2013) montrent qu’un individu donné n’utilise pas préférentiellement, dans son fonctionnement global, un hémisphère plutôt que l’autre. Le mythe simplifie une réalité plus fine, celle d’une latéralisation vraie mais locale de certaines fonctions précises, en une typologie globale de la personnalité que les données ne soutiennent pas.
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Exemples
- Présenter une personne comme « cerveau droit » parce qu’elle est créative relève du même raccourci que présenter une autre comme « cerveau gauche » parce qu’elle est rigoureuse : aucune des deux catégories ne correspond à une dominance hémisphérique mesurable.
- Le langage est bien plus souvent traité par l’hémisphère gauche chez la majorité des droitiers, une latéralisation réelle et documentée, mais elle ne dit rien de la créativité ou de la logique globale de la personne.
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Dans les dossiers de Psychotheca
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Dans les lectures guidées
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Notions liées
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Sources
- Nielsen, J. A., Zielinski, B. A., Ferguson, M. A., Lainhart, J. E., & Anderson, J. S. (2013). An evaluation of the left-brain vs. right-brain hypothesis with resting state functional connectivity magnetic resonance imaging. PLOS ONE, 8(8), e71275. Consulter
- Corballis, M. C. (2014). Left brain, right brain: Facts and fantasies. PLOS Biology, 12(1), e1001767. Consulter
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