L’application PsychothecaGratuite sur iPhone et iPad

TéléchargerObtenir
← Glossaire

Comportementalisme · Clinique

Impuissance apprise

Décrite par Martin Seligman et Steven Maier en 1967 chez l’animal, l’impuissance apprise désigne une passivité qui persiste même lorsqu’une réponse efficace redevient possible, après une exposition antérieure à des événements incontrôlables. Chez l’humain, Lyn Abramson, Seligman et John Teasdale en proposent une reformulation cognitive en 1978 : le style attributionnel de la personne, plutôt que l’incontrôlabilité objective, déterminerait la généralisation de la passivité, ce qui en a fait l’un des modèles fondateurs de la psychologie de la dépression.

01

En détail

Le paradigme initial de Seligman et Maier porte sur les effets d’événements aversifs perçus comme incontrôlables sur l’apprentissage ultérieur de réponses d’échappement. Il ne démontre pas qu’une personne qui se sent découragée souffre d’« impuissance apprise », ni que la dépression résulte d’un seul mécanisme. La reformulation attributionnelle d’Abramson, Seligman et Teasdale a déplacé l’analyse vers la manière dont les échecs sont expliqués, puis les travaux de Maier et Seligman ont encore révisé le modèle autour de l’expérience de contrôle. L’intérêt actuel est de rappeler qu’un contrôle réel, perçu et socialement possible module l’action, sans transformer une réponse à l’adversité en défaut individuel.

02

Exemples

  • Après des tentatives répétées sans effet dans un système opaque, une personne cesse de proposer des solutions même lorsque des voies de recours deviennent disponibles.
  • Une fatigue, une précarité ou une discrimination peuvent limiter réellement les possibilités d’action : la passivité apparente ne prouve pas une croyance erronée.

03

Dans les dossiers de Psychotheca

04

Dans les lectures guidées

05

Notions liées

06

Sources

  • Seligman, M. E. P., & Maier, S. F. (1967). Failure to escape traumatic shock. Journal of Experimental Psychology, 74(1), 1–9. Consulter
  • Abramson, L. Y., Seligman, M. E. P., & Teasdale, J. D. (1978). Learned helplessness in humans: Critique and reformulation. Journal of Abnormal Psychology, 87(1), 49–74. Consulter
  • Maier, S. F., & Seligman, M. E. P. (2016). Learned helplessness at fifty: Insights from neuroscience. Psychological Review, 123(4), 349–367. Consulter

Ces contenus sont des ressources d’information. Ils ne remplacent pas une évaluation ou un accompagnement par un professionnel de santé.